BD : Souvenirs de l’Empire de l’atome de Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse

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Paul est écrivain de science-fiction et a des rapports télépathiques avec un héros d’une galaxie lointaine, Zarth Arn, depuis son enfance. Forcé à consulter par ses patrons, il devient célèbre lorsque son psy publie un article sur son cas. Contacté par le riche Zelbub, il va mettre le pied dans une aventure qui l’emmènera aux confins de son esprit et de l’Empire de l’atome. 

Drôle d’histoire racontée avec force flash-backs et ellipses, les séquences durant rarement plus de quatre ou cinq pages. On navigue sans arrêt dans les années 50 et 60, sans oublier de nombreuses étapes dans le monde de Zarth Arn, quelque part au 1109e siècle. Au lecteur de reconstituer le puzzle… Je dois avouer que je me suis quelquefois perdu dans le jeu des allers et retour dans le temps qui compliquent à mon avis exagérément une intrigue déjà bien tirée par les cheveux et qui aurait gagné à être plus ramassée.

souvenirs de l'empire de l'atomeHeureusement, le charme désuet du visuel permet de ne pas décrocher. Les dessins sont parfois un peu trop statiques, la faute à des couleurs appliquées par aplats qui écrasent le trait, mais Alexandre Clérisse excelle dans la création de décors ébouriffants, aussi à l’aise pour dessiner des maisons à la Frank Lloyd Wright que des cuisines typiquement années 50, des vaisseaux spatiaux ou des forêts bariolées.

Mais ce qui m’a le plus plu dans ces Souvenirs de l’Empire de l’atome, ce sont les petits clins d’oeil à d’autres BD – mais aussi à pas mal de références SF même si je crains d’en avoir raté énormément, étant loin d’être en expert. Si quelques pages introduisent brusquement un style graphique proche des comics, il m’a surtout semblé que Smolderen et Clérisse rendaient un grand hommage à Franquin, qui fait d’ailleurs une brève apparition dans une scène qui se déroule à Bruxelles.


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Les références à son Spirou sont légion, du grand méchant nommé Zelbub
(qui ressemble plutôt à un De Mesmaeker affiné qu’à Zorglub) à ses sbires aux airs d’hommes-bulles en passant par les voitures inspirées de la turbotraction. Avant même de me rendre compte de ces allusions, je m’étais dit que l’histoire n’était pas sans évoquer une aventure de Spirou, en plus complexe. L’intention est louable mais les deux auteurs sont, je pense, passés à côté de leur objectif en construisant un récit trop ambitieux et en choisissant un personnage principal trop fade : n’est pas Spirou qui veut.

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