[Playlist] City on fire de Garth Risk Hallberg

cbgb - city on fire

Je vous ai parlé l’autre jour de l’imposant premier roman de Garth Risk Hallberg, le fameux City on fire, mais il y a une chose que je n’ai pas évoquée dans mon billet et qui est pourtant omniprésente tout au long de ses mille pages : la musique. Rien de plus logique puisque l’intrigue propose de plonger dans les bas-fonds de New-York dans les années 70, et notamment dans les milieux qui voient naître la scène punk, dont le célèbre CBGB où jouent Patti Smith, Television, les Ramones et bien d’autres.

Bien avant l’arrivée du punk, ça commence par Bowie et Ziggy Stardust, en 1972, cité à de nombreuses reprises, car un des personnages (Charles) en est fou. Plus tard, pour mieux s’intégrer parmi les amis punks de la fille qu’il veut séduire, Charles renonce à Bowie et se met à écouter ceux qui préfigurent le punk, parmi lesquels il garde une prédilection pour Patti Smith – dont l’album Horses est aussi abondamment cité. Comme figures tutélaires, on fait difficilement mieux…

Avec des références à Alice Cooper, aux Stooges, aux Sex Pistols, à Lou Reed mais aussi à T-rex, Donna Summer et Elton John, City on fire dessine ainsi un panorama forcément partiel mais tout de même assez divers de la musique des années 69 à 77 (avec aussi quelques incursions dans la pop, la soul, le blues et le jazz des années 60). Pour ceux qui voudraient accompagner leur lecture de City on fire de sa « bande originale » ou pour ceux qui voudraient se replonger dans cette époque, voici donc la playlist tirée du livre :

 

Un petit point méthodologique pour les curieux et les maniaques dans mon genre :

– lorsqu’un personnage écoute un album sans qu’un titre soit cité en particulier, j’en ai utilisé le premier titre (sauf dans le cas de Horses et de Ziggy Stardust qui reviennent trop souvent et dont les premiers morceaux respectifs sont, par ailleurs, cités nommément à un certain moment)  ;

– lorsqu’un artiste est cité sans mention d’album ni de titre, j’ai mis un favori personnel en faisant attention à ce que le titre utilisé ne soit pas anachronique par rapport au déroulement du récit. Quand je ne connaissais pas suffisamment un groupe pour faire un choix personnel, je me suis basé sur la popularité des morceaux sur Spotify ;

– l’ordre d’apparition des morceaux est le même que dans le roman.

Sur le même modèle : les playlists d’Intérieur nuit de Marisha Pessl et des Loups à leur porte de Jérémy Fel.

Sur le même thème :

2 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *