Le reste est littérature – Avril 2016

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Comme le mois dernier, je vous propose le bilan culturel de mon mois d’avril ! Au programme, comme la dernière fois (et comme cela devrait devenir la règle) : musique, expos et théâtre !

Dans mes oreilles

the-last-shadow-puppets-everything-youve-come-to-expect-640x640Plusieurs retours particulièrement notables ce mois-ci, le tout premier étant celui des Last Shadow Puppets qui donnaient enfin une suite à leur premier album. Les attentes étaient particulièrement hautes mais le duo parvient à ne pas décevoir (malgré une petite poignée de chansons faiblardes : « Everything you’ve come to expect », « She does the woods »…) grâce notamment à de très beaux arrangements et plus généralement à un art de la mélodie particulièrement rôdé.

On retrouve également PJ Harvey, de plus en plus intouchable même si The Hope Six Demolition Project est quelques crans en dessous du précédent Let England Shake, Yeasayer dont le quatrième album est un vrai raté dans lequel la personnalité du groupe se dissout partiellement, et où pas grand chose ne surnage en dehors du single « I am chemistry », Woods qui font toujours un peu la même chose sans qu’on ait à s’en plaindre, The Magnetic North dont la formule (beaucoup de
choeurs brumeux qui fleurent bon les sagas scandinaves) surprend moins que sur le premier album, Orkney Symphony, et last mais certainement pas least, Benjamin Biolay dont le Palermo Hollywood, baigné de sonorités sud-américaines, est un petit bonheur (qui m’a de plus donné l’occasion de replonger dans sa superbe discographie), et comme souvent chez lui donne la satisfaction d’écouter un album pensé comme un ensemble construit – avec ses ponts d’un morceau à l’autre, ses variations sur des thèmes récurrents – et non comme un simple recueil de chansons.

Du côté des français, deux belles découvertes pour moi en ce mois d’avril : Marvin Jouno, qu’on compare beaucoup, justement, à Benjamin Biolay sans que ce soit forcément la seule référence à convoquer (il y a aussi du Arman Méliès dans les mélodies, et sa façon d’utiliser l’électronique dans ses arrangements n’a rien à voir avec celle de Biolay), et Requin Chagrin, dont l’espèce de dream pop lumineuse a beaucoup de charme.lionlimb-shoo-cover

Quelques premiers albums enfin qui ne resteront peut-être pas tous dans les annales mais qui annoncent la timide arrivée du printemps à coups de guitares nonchalantes et de refrains tout en douceur, tout en promettant de jolies carrières à venir : ceux de Lionlimb, The Goon Sax et Cullen Omori (ex-leader des Smith Westerns) pour 2016, ainsi que ceux de Prints et EZTV que j’avais ratés en 2015.

Côté concerts :

Légère déception pour Get Well Soon qui ne perdent presque rien, en live, de leur richesse instrumentale mais à qui il manque tout de même un petit supplément d’âme, bien présent dans le tout premier morceau joué (« It’s love », du dernier album) mais qui disparaît ensuite pour ne plus jamais réapparaître. Quand le morceau d’ouverture est aussi le sommet du concert, forcément, la suite déçoit. Surtout que, quand on sait à quel point la Gaîté Lyrique peut offrir une acoustique irréprochable, il est toujours frustrant de ne pas y avoir un son parfait. Seul autre vrai temps fort (et grosse surprise, même si on en connaît la version studio) : la géniale reprise gothico-kitsch de « Careless Whisper ».

A l’inverse, la découverte de Liima sur scène – dans le tout petit Espace B – était un beau moment. On y retrouvait trois des membres d’Efterklang, qui sont accompagnés pour former ce nouveau groupe de Tatu Rönkkö, percussionniste finlandais. Sur scène, les morceaux de leur premier album se révèlent plus radicalement électroniques, plus dansants aussi. Surtout, quel bonheur de retrouver ces gars-là, dont la joie d’être sur scène est si communicative. La première fois que j’ai vu Efterklang, en 2008, reste un de mes meilleurs souvenirs de concert : jamais je n’avais vu de groupe dans une telle osmose, et j’ai rarement vu la même chose depuis. J’ai retrouvé là un peu de cet enthousiasme, qui m’a rappelé de bons souvenirs.

Tout ceci et quelques autres, y compris quelques albums ressortis des placards, dans cette playlist de mon mois d’avril :

Dans les musées

Presque pas le temps d’écumer les expos ce mois-ci : une seule visite, mais de taille puisque les Arts décoratifs accueillent en ce moment un nombre conséquent d’expositions temporaires, que j’ai visitées en une longue matinée la semaine dernière. Au programme donc : les poupées Barbie, une histoire de la mode sur trois siècles dans Fashion Forward, les tissus de la Maison Frey, une belle présentation des papiers peints des collections du musée, et pour finir une excellente rétrospective pour les 50 ans de l’Ecole des Loisirs. Le tout avec beaucoup de photos sur lesquelles vous n’oublierez pas de cliquer si vous voulez les voir en grand…

Sur les planches

De l’Odéon à la Colline en passant par la Salle Richelieu : deux pièces de théâtre et une lecture de Jean-Philippe Toussaint mise en scène, pour un très beau mois.

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4 Comments

    • Pareil pour moi : je ne sais même pas quand était la dernière fois que j’y suis allé, mais ça faisait plusieurs années je pense ! Alors qu’il y a toujours plein de choses à voir (sans parler des permanentes que j’ai visitées une seule fois je crois)…
      Si tu arrives à y aller avant la fin de l’expo Ecole des Loisirs, tu ne le regretteras pas je pense 😉

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