Le reste est littérature – Mai 2016

A travers les musées à la recherche de Guillaume Apollinaire, sur la tombe du magazine Magic et devant une Mouette très rock’n’roll : le résumé de mes activités culturelles du mois.

Dans mes oreilles

Encore un deuil, avec la mort non pas d’un chanteur, mais d’un magazine : Magic, disparu après 21 ans dans les kiosques. Difficile de compter les découvertes faites dans les pages de cette revue, que j’achetais régulièrement, en ce qui me concerne, depuis sept ou huit ans (et à laquelle je m’étais enfin abonné début 2016 – pas de pot). Autant dire que je me sens un peu orphelin et que je ne sais pas si je retrouverai un jour un magazine qui fasse preuve d’autant d’exigence et de goût en matière de pop, de rock et d’électro. Maigre lot de consolation : on peut retrouver plein de trésors exhumés des vieux numéros de Magic sur leur site, comme cette exceptionnelle interview croisée entre Katerine et Dominique A qui date de 1999.

magic rpm

Mais du côté des bonnes nouvelles, il y a eu l’annonce du retour de Metronomy avec un album qui encore une fois devrait nous accompagner tout l’été – et déjà un premier single qui rappelle fortement le parfait Nights out (2008)-, et le retour des Kills qui se fait de plus en plus proche avec, enfin, un cinquième album et un concert monumental à la Cigale – j’espérais les voir depuis 10 ans, c’est fait, et c’était à la hauteur de mes attentes du début à la fin. A part ça, un mois plus pauvre en nouveautés que les précédents malgré les beaux efforts de James Blake et d’Anohni qui, dans leurs albums respectifs, élargissent radicalement leurs registres jusque là un peu limités, pour le meilleur ; et un nouvel album, toujours aussi délicat, d’Emily Jane White. Mais vu comme nous avons été gâtés depuis le début de l’année, on ne se plaindra pas d’avoir un peu de temps pour souffler : ça laisse un peu de temps pour replonger plutôt dans des albums un peu plus anciens, de Portishead à The Jesus and Mary Chain en ce qui me concerne… Comme tous les mois maintenant, voilà donc une brève playlist de ce qui a fait mon mois de mai.

Dans les musées

De ce côté en revanche le mois fut assez rempli, avec notamment l’exposition consacrée à Apollinaire par l’Orangerie et celle consacrée à son vieil ami le Douanier Rousseau de l’autre côté de la Seine (où j’ai fait mis en oeuvre tout mon talent pour les photos mal cadrées)… Et en fin de mois, juste avant la fermeture la fin de Céramix après avoir fait la première partie de l’exposition à Sèvres en mars dernier.

Sur les planches

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5 Comments

  1. Je ne connaissais pas Magic… bon ben c’est trop tard !
    J’ai exactement le même avis sur le musée Delacroix : le contenant est plus intéressant que le contenu !
    J’ai noté l’expo Apollinaire, par contre je n’aime pas trop le douanier Rousseau…

    • Pas la peine de tenter l’expo alors, qui ne révolutionnera pas ta vision du Douanier… Mais l’expo Apollinaire est incontournable, malgré de petits bémols 🙂

  2. A l’expo Appollinaire vue la semaine dernière, j’ai aussi cherché les caligrammes et manuscrits même si les toiles de l’époque sont magnifiques et les dessins aussi. Pas pris le temps de bien regarder le catalogue qui semble une somme, Merci pour les photos en vrac du Douanier et Céramix!

    • Il y a quelques textes qui défilent sur des écrans inclinés, mais c’est effectivement assez maigre ! Peut-être pour inciter à repartir avec un ou deux volumes des oeuvres d’Apollinaire à la librairie 😉

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