Carnet d’un imposteur de Hugo Horiot

Carnet d'un imposteur_7497Le premier livre de Hugo Horiot, l’Empereur c’est moi, avait rencontré un certain succès en 2013 en raison de l’étrange histoire qu’il racontait : celle d’un garçon autiste, muet jusqu’à ses six ans, profondément gêné dans ses relations avec les autres, qui était parvenu à se transformer au prix d’un grand effort sur lui-même et d’un changement de prénom en un adulte raisonnablement sociable, et comédien par-dessus le marché.

Cette histoire, qui est bien celle de Hugo Horiot, est à nouveau mise en scène dans Carnet d’un imposteur, de l’enfance à l’arrivée sous le feu des projecteurs et donc des critiques, qui trouvent bien étrange qu’un autiste puisse sembler si à l’aise dans le monde et devant les caméras – l’occasion de démentir quelques idées reçues sur l’autisme. Au bout du parcours, Horiot déballe aussi son expérience de la paternité qui lui inspire des réflexions on ne peut plus attendues – la plus belle chose au monde et compagnie.

Certains éléments intéressants mériteraient d’être creusés, comme le rapport entre la difficulté à communiquer de l’autiste et la capacité à jouer un rôle, à porter un masque qui donne le recul nécessaire à la sociabilisation. Le récit des années de formation, en compagnie d’un ami qui se destine à être réalisateur et fait de Hugo Horiot son unique objet d’étude, est à ce titre ce que Carnet d’un imposteur a de plus consistant à offrir. Le reste de ce carnet donne plutôt l’impression d’un ego trip mal maîtrisé, presque informe malgré un style vulgairement démonstratif.

 

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