Rabbit, run (Coeur de lièvre) de John Updike

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Rien ne distingue plus Harry Angstrom de n’importe quel autre homme de son âge habitant Mount Judge, dans la banlieue de la ville de Brewer, en Pennsylvanie. A vingt-six ans, il se retrouve marié à Janice, qui le plus souvent l’indiffère, père d’un petit garçon et employé à des boulots stupides – le tout dernier consistant à faire du porte-à-porte pour vendre des « MagiPeeler », gadget dernier cri permettant d’éplucher ses légumes à toute vitesse.

Pourtant Harry a été quelqu’un. Au lycée, lorsque sa haute taille lui permettait de flotter au-dessus de la masse, il était connu comme un des meilleurs joueurs de basket de l’histoire de la ville ; surnommé « Rabbit », un surnom qui lui colle encore à la peau, on le pensait même promis à un bel avenir.… Lire la suite

Continuer de Laurent Mauvignier

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Au départ, il y a un réveil brutal. Émergeant de leurs tentes igloo plantées dans la terre rocailleuse des montagnes du Kirghizistan, Samuel et Sibylle se retrouvent face à un groupe d’hommes des plus menaçants. La mère et le fils remballent toutes leurs affaires à la hâte, espérant qu’une fois montés sur leurs chevaux, ils pourront échapper aux regards et aux questions pressantes de ces inconnus aux intentions douteuses.

Au départ, donc, on est en terre tout à fait inconnue. Le Kirghizistan, qu’on essaye de placer vite fait sur une carte mentale – sans doute pas bien loin des autres pays en -stan, pas très loin de la Chine non plus, voilà -, qu’on essaye de visualiser – ça doit être pelé, des montagnes abruptes et des glaciers, bon -, c’est le dépaysement assuré.… Lire la suite

La Tête de l’emploi de David Foenkinos

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Avez-vous déjà lu du Foenkinos ? Moi, oui : La Délicatesse il y a quelques années, et j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait pas. Et, poussé par cette incontrôlable fascination pour le vide qui me pousse, parfois, à lire du Amanda Sthers ou à regarder Confessions intimes,  j’ai replongé. Voilà, je viens de refermer la Tête de l’emploi et je me sens étrangement creux, sans doute un peu plus idiot qu’avant, en tout cas avec une estime de moi carrément en baisse. J’aurais dû regarder Confessions intimes, au moins ça peut être cruellement drôle, alors que la seule chose qui m’ait fait rire dans ce roman c’est la fin de la quatrième de couverture qui qualifie Bernard, le héros du roman, de « Buster Keaton post-moderne ».… Lire la suite