Poeasy de Thomas Clerc

400 pages de poésie(s) en vers libre, 751 poèmes, voilà qui a de quoi faire un peu peur. On n’ose pas trop s’aventurer sur les terres de la poésie contemporaine ; tout cela semble en général bien sérieux, bien abscons. Et pour tout dire, si j’ai pu faire quelques efforts pour Jaccottet et Bonnefoy à la fac, il y a bien longtemps que je n’avais pas lu de poésie postérieure à celle, disons, de René Char (ce qui n’est déjà pas si mal). Si je vous raconte ça, c’est que je me doute bien que nous sommes nombreux à rester convaincus que la poésie contemporaine, ce n’est pas pour nous mais le domaine de quelques revues hyper-spécialisées et d’analystes du langage qui finassent en fumant la pipe.… Lire la suite