Le Papillon d’Andrus Kivirähk

kivirahk - le papillon - papillons épinglés

On pourrait croire qu’on commence à bien connaître Andrus Kivirähk. Après l’Homme qui savait la langue des serpents et les Groseilles de novembre, deux échappées belles dans une Estonie médiévale peuplée de créatures fantastiques et de chimères, on pensait l’avoir cerné. C’était sans compter sur le Papillon, troisième roman traduit en France (encore par un traducteur différent, Jean-Pascal Ollivry) mais premier roman d’Andrus Kivirähk. Loin des terres sauvages qu’arpentaient Leemet ou les légendaires Kratts, le papillon se déroule dans une Estonie bien plus proche et bien plus tangible : celle du début du XXe siècle, à la veille de la Première Guerre Mondiale.… Lire la suite

L’Homme qui savait la langue des serpents d’Andrus Kivirähk

vipère bestiaire médiéval - l'homme qui savait la langue des serpents

Il y a fort longtemps, dans les forêts d’Estonie, les hommes et les animaux vivaient en harmonie. La langue des serpents, comprise par tous, servait de dialecte commun. Les hommes n’avaient qu’à siffler pour se faire comprendre des ours, des cerfs et des vipères. Quelques mots suffisaient pour qu’un lièvre ou un élan accoure auprès d’un homme et se laisse tuer pour lui servir de repas et, planant au-dessus de cet immense paradis terrestre, la Salamandre, un reptile légendaire « vaste comme la forêt », protégeait tous les Estoniens.

Les habitants de la forêt vivaient en autarcie, sans être troublés par la course du monde.… Lire la suite