Poésie du gérondif de Jean-Pierre Minaudier

Les Monty Python et la difficulté des déclinaisons latines - image de la Vie de Brian - Poésie du gérondif

J’avais déjà croisé Jean-Pierre Minaudier aux éditions du Tripode comme traducteur de l’Homme qui parlait la langue des serpents. Déjà, à l’époque, je m’étais fait la réflexion qu’être traducteur depuis l’estonien n’était pas banal – tout en me disant que peut-être, un jour, j’apprendrais cette langue pour lire le merveilleux roman de Kivirähk dans le texte.

De fait, Jean-Pierre Minaudier est un personnage tout sauf banal à en croire Poésie du gérondif, petit essai consacré à sa passion : les grammaires des langues du monde. N’entendez pas par là que Jean-Pierre Minaudier est un polyglotte d’exception. Humblement, il reconnaît ne maîtriser que trois ou quatre langues.… Lire la suite

Oreille Rouge d’Eric Chevillard

TintinAuCongoOlele

Un jour, peut-être, vous avez décidé qu’il était temps, que vous laissiez sommeiller votre vocation depuis de trop longues années, que le monde avait besoin que vous vous mettiez au travail : vous vous êtes attablé devant une feuille blanche et vous avez attendu que naisse le roman extraordinaire dont vous aviez tant rêvé. Et puis, quelques heures ou quelques jours plus tard, il a bien fallu se rendre à l’évidence : certes, votre style changera peut-être notre vision de la littérature, mais vous n’aviez pas le moindre sujet valable en tête. Et vos quelques notes ont fini dans un tiroir.… Lire la suite

Ce qu’il advint du sauvage blanc de François Garde

73906592

Le roman d’aventures flatte en général nos rêves d’exotisme. Qui n’a jamais rêvé d’explorer les fonds marins comme le capitaine Nemo, de parcourir des terres glacées comme les héros de Jack London, ou de se retrouver sur une île déserte comme Robinson Crusoë ? François Garde, grand voyageur et énarque ayant longtemps occupé des fonctions en Nouvelle-Calédonie, semble s’être nourri de ce genre romanesque désuet et invente dans son premier roman un Robinson d’un genre nouveau.

Ce Robinson s’appelle Narcisse Pelletier, matelot de la goélette Saint-Paul. Non pas naufragé mais abandonné par son équipage à cause de son imprudence, le voilà coincé sur la côte nord de l’Australie, à un époque où celle-ci n’est encore qu’une modeste colonie de bagnards.… Lire la suite