La Maison des épreuves de Jason Hrivnak

la maison des epreuves - oedipe et le sphinx de gustave moreau detail

Il y a quinze ans, Claro permettait au lectorat français d’accéder au roman la Maison des feuilles de Mark Z. Danielewski, déjà auréolé alors d’un statut d’oeuvre-culte. Claro, qui s’était certes déjà fait un nom aussi bien pour ses traductions que pour ses propres romans, garde depuis une certaine aura qui explique qu’il soit à ma connaissance un de seuls traducteurs français-anglais suivi de près par certains lecteurs – dont je fais partie – , là où tant de traducteurs restent anonymes.

Pas étonnant donc que Claro suscite à nouveau l’intérêt lorsqu’il propose aux Editions de l’Ogre sa traduction de la Maison des épreuves.… Lire la suite

Les Loups à leur porte de Jérémy Fel

Au beau milieu de nulle part – ou plutôt au milieu des champs de blé du Kansas -, une maison prend feu. Tandis que Loretta Greer et son mari périssent dans les flammes, leur fils Dylan se tient à quelques centaines de mètres, un bidon d’essence à la main.

Des années plus tard, un couple sans histoires d’une banlieue résidentielle est sauvagement assassiné par l’énigmatique et glaçant Walter, caïd californien, qui disparaît en enlevant leur fils Scott.

Entre ces deux sanglants évènements, un puzzle constitué d’une douzaine de personnages qui sont autant de pièces que Jérémy Fel assemble patiemment, révélant peu à peu les tenants et les aboutissants de ces deux drames et les liens qui les unissent. … Lire la suite

Le Masque de la mort rouge, un film de Roger Corman

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De 1961 à 1964, Roger Corman a réalisé pas moins de huit adaptations de nouvelles d’Edgar Allan Poe, comprenant entre autres le Corbeau, Ligeia ou la Chute de la maison Usher. Parmi les nouvelles adaptées, celle qui me semblait avoir le potentiel le plus grand pour une adaptation cinématographique est bien le Masque de la mort rouge, avec ses longues descriptions des salles colorées que le prince Prospero fait aménager pour le plaisir de ses invités et le final dont le cadre est un bal costumé. Corman semble être du même avis et, s’il ne fait pas grand cas de l’enfilade de salles colorées – qu’on traverse cependant à plusieurs reprises, le film est une véritable débauche de costumes kitsch à souhait et un pur régal visuel.… Lire la suite