Les Groseilles de novembre d’Andrus Kivirähk

groseilles-de-novembre-kivirahk-couverturecomplete-dubois

Si vous avez lu l’Homme qui savait la langue des serpents d’Andrus Kivirähk, il est fort probable que vous ayez l’espace d’un instant considéré de passer vos prochaines vacances en Estonie, d’entreprendre un master sur la littérature balte ou d’acheter la méthode Assimil pour apprendre la langue de Kivirähk. Le master excepté, je n’ai pour ma part pas totalement renoncé à ces projets. Mais en attendant de m’y coller pour de bon, je me suis dit qu’il fallait surtout que je lise les Groseilles de novembre, le second roman de Kivirähk publié par le Tripode et considéré nous dit-on comme un des meilleurs parmi la trentaine d’ouvrages qu’il a publiés.… Lire la suite

L’Homme qui savait la langue des serpents d’Andrus Kivirähk

vipère bestiaire médiéval - l'homme qui savait la langue des serpents

Il y a fort longtemps, dans les forêts d’Estonie, les hommes et les animaux vivaient en harmonie. La langue des serpents, comprise par tous, servait de dialecte commun. Les hommes n’avaient qu’à siffler pour se faire comprendre des ours, des cerfs et des vipères. Quelques mots suffisaient pour qu’un lièvre ou un élan accoure auprès d’un homme et se laisse tuer pour lui servir de repas et, planant au-dessus de cet immense paradis terrestre, la Salamandre, un reptile légendaire « vaste comme la forêt », protégeait tous les Estoniens.

Les habitants de la forêt vivaient en autarcie, sans être troublés par la course du monde.… Lire la suite