Poésie du gérondif de Jean-Pierre Minaudier

Les Monty Python et la difficulté des déclinaisons latines - image de la Vie de Brian - Poésie du gérondif

J’avais déjà croisé Jean-Pierre Minaudier aux éditions du Tripode comme traducteur de l’Homme qui parlait la langue des serpents. Déjà, à l’époque, je m’étais fait la réflexion qu’être traducteur depuis l’estonien n’était pas banal – tout en me disant que peut-être, un jour, j’apprendrais cette langue pour lire le merveilleux roman de Kivirähk dans le texte.

De fait, Jean-Pierre Minaudier est un personnage tout sauf banal à en croire Poésie du gérondif, petit essai consacré à sa passion : les grammaires des langues du monde. N’entendez pas par là que Jean-Pierre Minaudier est un polyglotte d’exception. Humblement, il reconnaît ne maîtriser que trois ou quatre langues.… Lire la suite

Une putain de catastrophe de David Carkeet

zorba le grec

Au risque de répéter des évidences, commençons par un petit éloge : tout juste dix ans après leur création, on ne saurait plus se passer des éditions Monsieur Toussaint Louverture. Il devient même difficile de compter tous les auteurs de petits bijoux et de véritables chefs d’œuvre dénichés ces dernières années par la maison, de Juan Filloy à Steve Tesich en passant par Julien Campredon et Frederick Exley, avec par-dessus le marché une attention constante à l’objet-livre qui se fait bien trop rare ces temps-ci…

L’année dernière, cette petite équipe de génie a jeté son dévolu sur un roman de 1980 signé David Carkeet, Le Linguiste était presque parfait, dans lequel Jeremy Cook, linguiste exerçant dans un institut étudiant le développement du langage chez les nourrissons, se retrouvait à enquêter sur la mort suspecte d’un de ses collègues, avec pour seules armes ses connaissances en matière de double négation et d’énoncés performatifs.… Lire la suite