Le Conte de deux cités de Charles Dickens

tale of two cities conway - le conte de deux cités

1775. Sur la côté anglaise, à proximité de Douvres, James Lorry, un banquier de chez Tellson’s, s’apprête à traverser la Manche en compagnie d’une jeune femme, Miss Manette. Son père, qu’elle croyait mort, est enfin « revenu à la vie » après dix-huit années passées à la Bastille. A moitié fou, le vieux docteur Manette – dont le crime nous restera inconnu jusqu’aux derniers chapitres du roman – a été recueilli par Ernest Defarge, son ancien domestique, devenu depuis marchand de vin dans le quartier du Faubourg Saint-Antoine.

D’émouvantes retrouvailles qui ne sont que le début d’une vaste aventure tiraillée entre Londres et Paris – les deux cités du titre -, qui ne prendra réellement forme que lorsque la Révolution éclatera et que le jeune mari de Miss Manette, Charles Darnay, devra rentrer en France où l’attendent quelques ennuis : héritier du cruel Marquis d’Evrémonde, il risque fort, à moins de réussir à prouver sa fidélité à la République, de passer sous la lame de la guillotine.… Lire la suite

Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien) de Jerome K. Jerome

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A partir du moment où trois hommes se trouvent dans un bateau, il semble inévitable que l’un ou l’autre tombe à l’eau. Alors, quand des empotés comme George, Harris et Jerome entreprennent de partir une quinzaine de jours sur la Tamise, encombrés qui plus est de Montmorency, le fox-terrier de Jerome, il ne faut pas s’attendre qu’ils restent au sec bien longtemps. Car ils ont beau s’y connaître en canotage, se moquant volontiers des rameurs du dimanche qui pullulent sur le fleuve, leur maladresse n’a d’égale que leur malchance qui pousse les avirons ou les arceaux de leur tente à se révolter contre eux.… Lire la suite

Waterloo Necropolis de Mary Hooper

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La rue était étroite et humide, et l’air était chargé de miasmes fétides. Il y avait un assez grand nombre de petites boutiques, dont tout l’étalage consistait en un tas d’enfants qui criaient à qui mieux mieux, malgré l’heure avancée de la nuit. Les seuls endroits qui parussent prospérer au milieu de la misère générale, étaient les tavernes, où des Irlandais de la lie du peuple, c’est-à-dire la lie de l’espèce humaine, se querellaient de toutes leurs forces. De petites ruelles et des passages couverts, qui çà et là aboutissaient à la rue principale, laissaient voir quelques chétives maisons, devant lesquelles des hommes et des femmes ivres se vautraient dans la boue ; et parfois on voyait sortir avec précaution de ces repaires des individus à figure sinistre, dont, selon toute apparence, les intentions n’étaient ni louables ni rassurantes.

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