La Baleine thébaïde de Pierre Raufast

baleine thébaïde - whale house - illustration

Cela fait déjà un moment que Pierre Raufast a séduit la blogosphère, avec ses deux premiers romans aux titres intrigants et qui claquent sous la langue, La Fractale des raviolis et la Variante chilienne. On y vante régulièrement sa loufoquerie, son esprit d’escalier, sa poésie douce et lucide… Raufast était de retour à la rentrée de janvier avec un troisième roman qui a encore une fois les honneurs des blogs, et qui disposait d’un argument de poids pour me faire sauter le pas : la mention en titre d’une énigmatique baleine

Cette baleine, qui sert dès le départ de moteur au récit, n’est certes pas comme les autres : nommée « baleine 52 » en référence à la fréquence unique, en kilohertz, sur laquelle elle module son chant, elle est observée depuis quelques années par la communauté scientifique, interpellée aussi son comportement inhabituel.… Lire la suite

La Plage de Marie Nimier

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Un été. Une île encore à moitié sauvage. Une femme, « l’inconnue », s’éloigne de toute civilisation pour retrouver une grotte au bord de la mer, sur la plage où elle a connu quelques instants torrides avec un homme, deux ans auparavant. Lorsqu’elle arrive sur place, les lieux sont déjà occupés par deux personnes : un homme aux allures de colosse, blond, bronzé, et une jeune fille dont il est peut-être le père. Commençant par les observer en secret, l’inconnue va finir par former avec eux un étrange trio.

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Le Vieil Homme et la mer d’Ernest Hemingway

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Au moment de combler une vieille lacune et d’ouvrir le Vieil Homme et la mer, je me demandais pourquoi, de tous les romans d’Hemingway, il reste le plus connu, le plus étudié – dès le collège -, le plus cité. Moi qui suis entré dans la littérature d’Hemingway par ses brillants commencements, c’était avec excitation que je me plongeais dans ce court roman de la fin de sa vie, m’attendant à un monument – il faut bien cela pour faire de l’ombre à des chefs d’oeuvre comme l’Adieu aux armes ou le Soleil se lève aussi.

L’histoire, tout le monde la connaît : un vieux pêcheur, Santiago, lutte pendant plusieurs jours avec un espadon d’une taille remarquable – de quoi faire mentir tous ceux qui, au village, prétendent que le vieux ne vaut plus rien.… Lire la suite