La Cité de l’indicible peur de Jean Ray

la cité de l'indicible peur - jean ray - illustration

La petite bourgade paisible d’Ingersham tremble. Curieusement, depuis que l’inspecteur Triggs y a pris sa retraite, il s’y passe des choses étranges. Des ombres passent, des miroirs deviennent trompeurs… Alors quand le propriétaires des Grands Magasins d’Ingersham décède brusquement, pratiquement dans les bras du mannequin de bois qui lui sert de compagne, Ingersham cède à la panique – autant que le légendaire flegme anglais le permet, du moins. De vieilles rumeurs ressuscitent : et si « ils » étaient revenus ? « Ils » ? Des spectres sans doute, qui profitent du brouillard persistant dans ce coin de l’Angleterre pour passer inaperçus.

On n’en saura guère plus, pendant longtemps, malgré l’enquête de Triggs, bien obligé de reprendre du service.… Lire la suite

Intérieur nuit de Marisha Pessl

lynch - lost highway - intérieur nuit

Il a fallu sept ans à Marisha Pessl pour donner un successeur à la Physique des catastrophes. Un laps de temps remarquablement long entre un premier et  un second roman, la règle dans ce cas étant plutôt la rapidité – on a si vite fait d’être oublié, noyé dans le flot ininterrompu de jeunes auteurs prometteurs. Une anomalie qui à elle seule traduit la place particulière qu’a pris Marisha Pessl, en deux romans seulement,  dans les lettres américaines. Car il faut bien ces longues années pour élaborer les grandes machines littéraires que sont la Physique des catastrophes ou Intérieur nuit.… Lire la suite

Et avec sa queue, il frappe ! de Thomas Gunzig

bruce lee

Quand on est petit, qu’on vit dans la peur des grands de l’école, qu’on a été élevé dans l’idée que le monde est plein de dangers, quel maître à penser peut-on trouver pour se sortir de là ?

Thomas Gunzig, que j’ai découvert l’année dernière avec le très utile Manuel de survie à l’usage des incapables, a la réponse. Elle vient de ses propres souvenirs d’adolescent, au moment où la pression sociale commence à se faire plus forte, où se cacher n’est plus suffisant car les autres se mettent à sentir « l’odeur de la peur » sur les plus faibles. A cet âge-là, Gunzig a emprunté de l’argent à ses parents pour prendre un abonnement au vidéo-club et a découvert, entre autres, tous les films de Bruce Lee.… Lire la suite