L’Infinie Comédie de David Foster Wallace

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La difficulté qu’il peut y avoir à écrire un billet d’à peine plus de mille mots pour rendre compte d’un livre de 1500 pages n’a d’égale que la pression que l’on ressent à devoir parler d’un livre ultra-culte qui, en plus, mérite ce statut. Forcément, dans le cas de l’Infinie Comédie, on cumule. Mine de rien, j’attendais cette traduction depuis pas loin de dix ans (1) et sa sortie sans cesse repoussée (2) a fini par en faire une sorte de Graal littéraire que j’étais tout ému de commencer – pendant une semaine de vacances que j’avais peut-être posée, inconsciemment, rien que pour ça.… Lire la suite

La Tête de l’emploi de David Foenkinos

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Avez-vous déjà lu du Foenkinos ? Moi, oui : La Délicatesse il y a quelques années, et j’avais juré qu’on ne m’y reprendrait pas. Et, poussé par cette incontrôlable fascination pour le vide qui me pousse, parfois, à lire du Amanda Sthers ou à regarder Confessions intimes,  j’ai replongé. Voilà, je viens de refermer la Tête de l’emploi et je me sens étrangement creux, sans doute un peu plus idiot qu’avant, en tout cas avec une estime de moi carrément en baisse. J’aurais dû regarder Confessions intimes, au moins ça peut être cruellement drôle, alors que la seule chose qui m’ait fait rire dans ce roman c’est la fin de la quatrième de couverture qui qualifie Bernard, le héros du roman, de « Buster Keaton post-moderne ».… Lire la suite