Scédase ou l’hospitalité violée d’Alexandre Hardy

Avant Corneille, avant Racine, il y eut Hardy. Si on ne lit plus beaucoup ce dramaturge auteur de plus de 600 pièces (dont une trentaine seulement a été conservée), si on le joue encore moins, c’est surtout parce que sa langue, nourrie de tournures à l’antique et d’effets de syntaxe qui déroutent le lecteur contemporain, est bien plus difficile que celle de ses successeurs de l’âge d’or du théâtre classique.

Scédase, courte pièce en cinq actes inspirée d’un chapitre de Plutarque évoquant le viol de deux jeunes femmes par des nobles Spartiates qu’elles ont accueillis conformément aux principes de l’hospitalité, commence d’ailleurs bien difficilement.… Lire la suite

Article 353 du code pénal de Tanguy Viel

Rien ne destinait Martial Kermeur, ancien ouvrier spécialisé dans les chantiers navals, à se retrouver dans le bureau d’un juge, suspecté d’avoir commis un meurtre. Sa vie n’est certes pas un long fleuve tranquille et le plan social dont il a été victime, malgré la confortable indemnité reçue, donne un goût d’échec à tout ce qu’il entreprend. Mais il semble avoir trouvé son équilibre, grâce au maire de sa commune qui lui a proposé de s’occuper du château vieillissant qui trône sur les hauteurs de la ville en attendant qu’un riche acheteur vienne le retaper.

Les vieilles pierres défraîchies n’attirant guère les vocations, Martial passe là quelques années.… Lire la suite