Scédase ou l’hospitalité violée d’Alexandre Hardy

Avant Corneille, avant Racine, il y eut Hardy. Si on ne lit plus beaucoup ce dramaturge auteur de plus de 600 pièces (dont une trentaine seulement a été conservée), si on le joue encore moins, c’est surtout parce que sa langue, nourrie de tournures à l’antique et d’effets de syntaxe qui déroutent le lecteur contemporain, est bien plus difficile que celle de ses successeurs de l’âge d’or du théâtre classique.

Scédase, courte pièce en cinq actes inspirée d’un chapitre de Plutarque évoquant le viol de deux jeunes femmes par des nobles Spartiates qu’elles ont accueillis conformément aux principes de l’hospitalité, commence d’ailleurs bien difficilement.… Lire la suite

Continuer de Laurent Mauvignier

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Au départ, il y a un réveil brutal. Émergeant de leurs tentes igloo plantées dans la terre rocailleuse des montagnes du Kirghizistan, Samuel et Sibylle se retrouvent face à un groupe d’hommes des plus menaçants. La mère et le fils remballent toutes leurs affaires à la hâte, espérant qu’une fois montés sur leurs chevaux, ils pourront échapper aux regards et aux questions pressantes de ces inconnus aux intentions douteuses.

Au départ, donc, on est en terre tout à fait inconnue. Le Kirghizistan, qu’on essaye de placer vite fait sur une carte mentale – sans doute pas bien loin des autres pays en -stan, pas très loin de la Chine non plus, voilà -, qu’on essaye de visualiser – ça doit être pelé, des montagnes abruptes et des glaciers, bon -, c’est le dépaysement assuré.… Lire la suite