Booming de Mika Biermann

 western-disneyland

Pourquoi voudrait-on se rendre à Booming ? Tout le monde a mis Lee Lighttouch et Pato Conchi en garde : il n’y a rien là-bas. Ce pourrait être une ville-champignon comme il y en a un peu partout dans l’Ouest américain, mais sa réputation est telle que personne ne s’y rend jamais. Ce n’est pourtant pas qu’elle soit réputée particulièrement dangereuse, ou mal famée, mais enfin…

Lighttouch et Conchi ont cependant une bonne raison de s’y rendre : trouver Kid Padoon, détestable malfrat responsable du ravissement d’une demoiselle manifestement en détresse. Encore que ce motif ne soit qu’un prétexte trouvé par Mika Biermann pour s’amuser un peu sur le grand terrain de jeu qu’est le western, avec tous ses codes et ses clichés.… Lire la suite

A la recherche de New Babylon de Dominique Scali

Django-Unchained-Set-1

Depuis quelques années, j’ai l’impression que le Far West fait un retour tonitruant en littérature. J’ai déjà eu l’occasion de le dire lorsque j’ai écrit mon billet sur le décevant Faillir être flingué de Céline Minard : le western est loin d’être mon genre de prédilection ; au cinéma, c’est même quelque chose que j’ai tendance à fuir comme la peste. Mais c’est justement, je crois, ce manque d’intérêt initial qui me pousse à lire des textes s’insérant dans cet imaginaire : j’ai envie de savoir ce que des auteurs peuvent trouver à dire à partir de ce genre qui m’ennuie, vers quelles limites ils peuvent réussir à le repousser.

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Faillir être flingué de Céline Minard

le bon la brute et le truand

« Un western plein de souffle, d’ humour et de beauté sauvage », « un grand roman saisissant de maîtrise, mais aussi souvent époustouflant de beauté », « sacrément bien construit et exécuté avec tout ce qu’il faut d’irrespect pour la tradition », « roman polyphonique et virtuose sur le destin des pionniers du Nouveau Monde », « cette langue somptueuse aux allures de chant par laquelle le roman prend des airs d’épopée »…

Oui, quand je passe particulièrement à côté d’un roman qui a reçu des critiques élogieuses, j’aime bien aller les relire attentivement pour essayer de confronter ma lecture à ces points de vue. L’exercice est assez inutile puisque j’en ressors à peu près toujours sans revoir mon jugement et avec en plus l’impression que tous ces gens sont fous/bourrés de coke/grassement payés sous la table (ici, vu l’éditeur, je ne retiendrais pas cette hypothèse) et que je suis la dernière personne sensée sur cette terre – car il est important d’avoir une bonne estime de soi. … Lire la suite